Vendée Globe – Ils ont tous gagné !

 

 

 

Vendredi 12 février 2021, ils sont 19 skippers à avoir franchi la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne. 6 sont encore en course.

Il s’est écoulé deux semaines entre l’arrivée de Charlie Dalin (28/01/2021) et Pip Hare (11/02/2021). Mais ce qui est incroyable, c’est que, arrivé premier ou  dix neuvième, l’émotion reste intacte.

En fait, le classement n’a qu’une importance toute relative. Ils l’ont fait, et c’est bien là l’essentiel. Ils ont accompli ce tour du monde qui n’a pas volé son surnom d’Everest des mers. Ils ont affronté des mers déchaînées, le Golfe de Gascogne, le Pot-au-noir, les quarantièmes rugissants et les cinquantièmes hurlants, passé les trois caps mythiques. Mais au-delà de l’exploit, ce qui force le respect, c’est la grande simplicité avec laquelle ils racontent ces trois mois passés en mer, seuls, à surpasser la fatigue et toute sorte de problèmes techniques. Comme le dit Stéphane Le Diraison, le Vendée Globe, c’est une emmerde par jour qu’il faut gérer ! Et c’est tout ça qui rend magique le passage de la ligne d’arrivée du marin. A chacun sa façon de vibrer au franchissement de cette ligne.

C’est bon, il est exactement 16h 06mn 02s, Romain Attanasio  a franchi la ligne, se laisse tomber sur les genoux et se prosterne, tapote avec ses mains le pont du bateau en signe de reconnaissance, comme on le ferait avec un vieux copain. Damien Seguin joue à fond la dérision, déguisé en capitaine crochet, fallait le faire ! Il y a le V de la victoire mesurée de Jean Le Cam qui brandit un marsupilami, heureux d’avoir pu partager cette belle histoire grâce aux vidéos prises à son bord. Clarisse Cremer qui lève les bras et embrasse son bateau, son meilleur pote comme elle aime à le dire. Giancarlo Pedote exécute une chorégraphique frénétique puis se couche sur le pont dans un corps à corps avec son Imoca et lui flatte le flanc, en signe de reconnaissance. Il y a Louis Burton qui explique avec un sourire que s’il a tenu bon c’est pour que “ses deux enfants n’est pas la honte à l’école” :). Le calme qui entoure l’arrivée de Jérémie Beyou est frappant, le skipper s’exprimera sur cette édition du Vendée Globe en lui donnant les couleurs de ses émotions allant du bleu au noir en passant par le gris, heureux d’avoir su se dépasser et de terminer la course.

 

On attend les derniers marins avec impatience y compris ceux qui officiellement ont abandonné la course mais qui ont repris la route pour boucler leur tour du monde, parce que c’est cela qui compte : y arriver et arriver. On en viendrait presque à penser que le temps a filé drôlement vite depuis le 8 novembre 2020. Pour certains, c’est sûr, ils seront à nouveau au rendez-vous dans quatre ans. Alors à 2024-2025 !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

quinze + 3 =

%d blogueurs aiment cette page :