Réparation de l’enrouleur de TiBraz

L’enrouleur de TiBraz a été remplacé.

Ce remplacement aurait pu être évité si le génois n’avait pas été trop étarqué sur l’étai pendant la navigation. Et si celui-ci avait été systématiquement relâché à chaque fin de journée de navigation. En effet, comme une bordure de GV se relâche, une drisse de génois doit en être de même.

Quelques conseils d’utilisation d’un génois enrouleur :

  • Ne pas étarquer sa drisse au winch, plus que de raison.
  • Si l’étai montre du cintre, reprendre du pataras, sans toucher à la tension de celui-ci.
  • Détendre systématique sa drisse en fin de journée.
  • Passé 16 nœuds de vent, basculer sur l’étai largable. Dans tous les cas, préférez l’étai largable, à des tours d’enrouleur. Vous aurez un meilleur équilibre des forces du vent sur les voiles.
  • Ne pas se servir des winchs pour l’enrouler, même si c’est difficile.
  • Ne border pas les écoutes lorsque vous l’enroulez. Là encore beaucoup de tension.
  • Si vous n’arrivez pas à l’enrouler, adoptez une allure portante pour relâcher les tensions sur celui-ci.

En conclusions :

La vie d’un génois enrouleur est d’environ 10 à 12 ans, au CMN, 4 ans. Ce n’est pas une voile endraillée, son mécanisme est fragile et mérite toute votre attention.

Bien souvent, j’ai des retours de chefs de bord qui me signalent la difficulté à enrouler le génois. Après analyse, le génois est porté au-delà des limites de ses possibilités et la décision de basculer sur l’étais largable est prise, bien souvent, trop tard.

Pour votre information, le coût de réparation est de 1 150 €.

Yves Dupré – Chef de bord mer – Responsable Armement CMN

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