PREMIERE FOIS, par Céline Noraz

PREMIERE FOIS

 

 Première nav avec le CMN d’abord et première fois sur un voilier, un vrai. Avant de partir, j’ai bien essayé de pipoter mon chef de bord sur mes exploits marins, ravivant un ou deux souvenirs de sorties en Optimist en classe de CM2, un vague souvenir de Laser datant de mes années étudiantes, bref rien de convaincant…  Grande première donc !

Rêve. J’ai 8 ans, je chante toutes les chansons de Pierre Bachelet par cœur, je le trouve trop beau sur la pochette du double album 33 Tours de ma mère. Quatre ans plus tard, j’ai 12 ans et tout bien réfléchi, ça ne va pas coller entre Pierre et moi, mais grâce à sa chanson « Flo », je découvre Florence Arthaud, et c’est à elle que je dois mes rêves de bateau.

Ensemble. A bord d’un bateau, pas de triche possible, à part pour les cheveux en pétard qui se cachent facilement l’hiver sous n’importe quel couvre-chef (non, non, je ne quitte pas mon bonnet, j’ai froid). Pour le reste, ben voilà quoi on est ensemble tout le temps, donc quand on a la patate ça se voit mais si on est de mauvaise humeur le matin parce qu’on n’a pas dormi, ça se voit aussi … De l’intérêt de bien choisir ses équipiers (ou de m’éviter après une nuit d’insomnie) !

Men. Il faut le savoir, le marin n’est pas du genre macho. Les deux femmes du bateau (Valentine et moi donc) avons été chouchoutées comme des princesses par 3 « Gentleman Sailer ». Vous voyez, le genre d’hommes à se proposer pour faire la vaisselle et passer l’aspirateur !!! #1000MerciLesGars (Bruno, Jérôme et Jean pour ne pas les nommer).

Itinéraire. Je tire mon chapeau à tous ceux qui sont capable de se servir d’une règle de Cras en pleine navigation sans dégobiller tous leurs boyaux… Ah que c’est bon de pouvoir compter sur son chef de bord !

Ecoute. Non, je ne parle pas du plus célèbre des cordages, mais bien de tout ce que j’ai entendu à bord du Ti’braz. Les soirées invitent au partage. Histoires de vie et d’envies, mais là c’est personnel et surtout top secret.

Ris, GV, balancine, drisse, aussière, hauban… n’en jetez plus et parlez-moi normalement mille millions de mille sabords !

En avant ! C’est un peu la leçon de philosophie du voilier et ça me va bien. Go ! Go ! Go !

Fommeil. Pas de Faim, pas de Foif à bord (notre chef de bord était aux petits soins)… Pas de Froid, pas de Frousse (éventuellement une légère forme d’inquiétude-anxieuse-mais-rien-de-grave). Non, franchement, le vrai problème, c’est le Fommeil. Comment font-ils pour dormir à bord d’un bateau, c’est LA question que je me pose encore !

Oh my gosh ! J’avais en tête pour une première navigation « formation » qu’on me ferait faire une ou deux choses un peu faciles. Que nenni, notre chef de bord avait mis la barre ou plutôt le safran carrément haut pour ce week-end. Virement, empannage, exercice de prise de coffre, mise à la cap et autres manœuvres font désormais partie de mes faits d’arme ! #TropFière

Irréel. Qu’on se le dise, ça a une bonne gueule de paysage romantique la mer en hiver avec sa palette de gris et de verts. On se croirait tout droit tombé dans un tableau de Turner. Ne manque qu’un bateau fantôme pour parachever ce décor onirique.

Santé, Tchin, Prost, cheers ! Il parait que c’est une tradition au CMN de prendre un pot après une bonne nav. Alors à la bonne vôtre et que vive le CMN !

 

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