Mer d’Iroise, un goût de bout du monde

Ce n’est pas l’Ecosse mais le doux nom de mer d’Iroise ne peut faire que rêver…

et au bout du monde, il y a Ouessant, charmante petite île qui ne se laisse pas approcher dans toutes les conditions…

le vent et le courant sont les pièces maîtresses du jeu … comme souvent mais là plus que jamais !!

Ouessant, c’est comme un jeu d’échecs, vous arrivez entre des totems qui font office de Roi et de Reine, le Fou n’est jamais très loin.

L’île est prise d’assaut en cet été 2020 où tout à chacun est resté dans le coin … les écossais redécouvrent l’Ecosse et les bretons la Bretagne !!

 

En arrivant, pas un vélo à louer pour faire le tour de l’île et plus fort encore plus une bière pour se rafraîchir le gosier après avoir « godillé » pour trouver une place de sardine pour le grand Naoned II et admirer la magique baie de Lampaul !!

 

Cette île est une vraie carte postale mais parfois il faudra s’y reprendre à deux fois pour pouvoir accoster car elle n’est pas si accueillante quand les rafales de vent empêchent l’ancre de tenir et que vous voyez la proue de votre voisin d’escale s’approcher dangereusement. Alors il ne reste que plus que la mer pour vous accueillir et il vous faut repartir malgré un équipage fatigué qui attendait avec impatience une pause réconfortante dans le carré mais ce ne sera que partie remise… le marin ne se décourage pas, il ne fait que s’adapter aux éléments de la nature et la respecte comme elle l’accepte.

 

De l’autre côté de l’île, le coton tige qu’est le Stiff vous permettra d’arriver comme les nombreux brestois qui ont pris la navette pour oublier quelques heures le brouhaha de la ville … c’est une marée humaine qui prend la route pour apercevoir de loin le mythique phare du Créac’h.

 

 

La mer d’Iroise permet des zones de repli bien sympathiques … au loin au nord du passage du raz de Sein, il y a la baie de Douarnenez. Cette escale n’est pas si facile de nuit à approcher et le port est vite plein de navigateurs prêt à redescendre vers la Bretagne Sud. La ville vaut le détour et la balade à terre est revigorante.

 

 

 

Enfin, on ne pourrait rentrer vers notre destination finale qu’est le port de Brest sans évoquer Morgat, le passage du tas de Pois mais également les Abers et la pointe Saint Matthieu.

 

 

Quel enchantement que cette mer du bout du monde, ni juste à côté de nous, ni trop loin pour pouvoir y retourner et naviguer en rêvant que le monde est beau… que le coucher du soleil de Ouessant verra toujours le jour se lever sur les Amériques.

Merci aux chefs de bords et à tous les équipiers qui nous ont permis de nous évader cet été et de nous rappeler que la Terre continue de tourner !!

Anne-Charlotte, équipière sur NAONED II – CMN

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