Le C.M.N. forme aussi au monitorat… Le saviez-vous ?

   Le Centre Maritime de Nantes n’est pas seulement un club de croisière, c’est avant tout une école de voile. Labellisé « Ecole Française de Croisière », label spécifique aux bateaux habitables, le CMN forme ses adhérents jusqu’aux fonctions de moniteurs. Focus sur le week-end de navigation dernier : les 14 et 15 décembre, cinq moniteurs stagiaires étaient évalués.

 

Le C.M.N., une école.

Le CMN forme à la voile à tous niveaux et les nouveaux adhérents apprennent vite à repérer les chefs de bord qui les emmènent sur l’eau. Mais ce que l’on sait moins, c’est que vingt de nos quarante chefs de bord sont aussi moniteurs de voile. ..

Un formateur national au CMN, Olivier…

Sans formateur national, point de possibilité de valider le niveau de moniteur d’un adhérent auprès de la FFV (Fédération Française de Voile). Au CMN, le formateur national, c’est Olivier Manceaux. Fort d’un brevet d’Etat en enseignement de la voile habitable (BPJEPS), moniteur fédéral depuis 1976, ayant une longue expérience des associations et de la pédagogie, cet ancien moniteur d’auto-école aime partager et transmettre ses compétences sur l’eau, après l’avoir fait sur la route. C’est lui qui a la responsabilité d’entériner la validation de l’acquisition des compétences des aspirants moniteurs… Vaste responsabilité !

 …et un travail d’équipe.

Un formateur national ne pouvant fonctionner seul, il s’appuie sur une équipe de formateurs régionaux en charge du tutorat des moniteurs stagiaires. C’est Dominique Dandelot et Patrick Guérin qui assurent cette mission au CMN.

Comment devenir moniteur de voile ? Exemple du week-end des 14 et 15 décembre.

Pour devenir moniteur – tout comme pour être chef de bord au CMN d’ailleurs – il faut d’abord avoir validé le niveau IV de la FFV, puis avoir à son actif deux ou trois rapports favorables rédigés par des chefs de bord et validés par le Conseil des chefs de bord.

Il s’agit ensuite d’obtenir son CQP ( = Certificat de Qualification Professionnelle) en passant avec succès six UCC, c’est à dire six unités de compétences capitalisables, évaluées en contrôle continu au fil des mois, sur une période d’un à deux ans. Ces six UCC acquises, le diplôme de monitorat de voile est validé. Ce CQP peut aussi permettre de travailler jusqu’à 500 h/an comme monitrice/moniteur, de manière rémunérée dans une école de voile.

Neuf équipiers du CMN,  public support pour cette évaluation.

Le week-end dernier, nos cinq stagiaires – Bruno, Nolwenn, Christophe, Sylvain et Olivier – ont donc tous animé des séances d’apprentissage sur l’eau, en tenant compte des attentes de leurs équipiers, sur quatre bateaux, supervisés par Olivier Manceaux et nos deux formateurs régionaux : Dominique et Patrick. En jeu, la validation des UCC 3 et 4 : « Permettre un temps de pratique maximale » et « Entretenir l’engagement des pratiquants ». Mais l’UCC la plus importante en début de formation, rappelle Olivier Manceaux, c’est la première : « Sécuriser le contexte de la pratique ». Car on peut certes rater une UCC et la repasser plus tard, mais l’UCC 1 doit impérativement être validée pour poursuivre la formation.

 

Les dernières étapes pour nos cinq stagiaires devraient se dérouler en avril et en juin 2020, avec la passation des trois UCC restantes… Souhaitons-leur bonne chance !

 

 

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