Histoire de bouées ! 1er épisode (S1/E1)

Vous la voyez, là, juste devant vous, la bouée. Et là grand moment de solitude ! Ben oui, j’crois , j’vois bien quelque chose entre les deux rochers mais…. On a beau ciller des yeux, rien à faire, on ne voit pas grand chose. Rassurez-vous, discerner à la surface de l’eau des BNI (Bouées Non Identifiées) est une spécificité de  CDB…Les voir c’est une chose, les reconnaitre en est une autre, jaunes, rouges, vertes, perches, rondes, tourelles, lumineuses la nuit ou pas. Il y en a des petites et des grosses, de quelques centaines de kilos (quand même !) à quelques 7 à 8 tonnes. Le catalogue est fourni. Elles font partie des ESM flottants (Etablissements de signalisation maritime) et participent avec les phares, les feux, les amers, les espars… au balisage au voisinage des côtes. Elles contribuent à assurer la sécurité  des navigateurs. La montée en puissance des moyens électroniques  de navigation ne permet pas de s’affranchir de la signalisation visuelle. La sécurité impose une redondance des informations à disposition du navigateur, qui doit pouvoir recouper les données  ou s’affranchir d’une panne d’équipement.

Pour notre région c’est la direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest (DIRM NAMO) qui est en charge de la signalisation maritime sur un secteur qui s’étend de la baie du Mont Saint-Michel à la baie de L’Aiguillon-sur-Mer (au droit de l’île de Ré). Cette signalisation maritime comprend 2 900 ESM soit 45% du total des ESM de Métropole et d’outre mer. C’est dire qu’on balise dans la région !

Pour en revenir aux bouées, pour qu’elles soient toujours au meilleur de leur forme (elles peuvent être, en plus du temps qui passe, endommagée par un bateau, une tempête…), elles nécessitent une surveillance et un entretien régulier. Chacune fait l’objet d’une inspection annuelle. Un bateau nommé le baliseur, équipé d’une grue, permet de sortir de l’eau la totalité de la structure à laquelle est accrochée la bouée (la bouée, la chaîne et le corps mort). Les liaisons entre les éléments sont vérifiées. Les bouées sont nettoyées des algues et coquillages qui se sont accumulés et ont alourdi la structure diminuant leurs qualités de flottabilité. Parfois, leur état nécessite un rapatriement à l’atelier, pour un grand lifting.

Les métalliques sont alors sablées, repeintes, certaines parties passent entre les mains des chaudronniers, des soudeurs. Les autres (en polyéthylène rotomoulé) sont réparées et certains éléments les constituant peuvent être changés. Pour celles qui sont équipées de feux (batteries, panneaux solaires) une vérification est également assurée même si ces types de dispositifs lumineux ont une durée de vie de 5 ans (les premières bouées lumineuses étaient équipées de feu à gaz). Certaines de ces bouées stratégiques font l’objet  d’une télé surveillance.

Indispensables pour assurer la sécurité  de tous sur la mer, il est important de signaler tout problème de balisage (bouée arrachée qui dérive, bouée endommagée…). Les bouées portent un numéro ou un nom qui permet de les identifier. A suivre…

Anne-Marie

Informations recueillies auprès de Monsieur Laurent Hermier chef de la subdivision des Phares et balises de Saint-Nazaire. Merci à lui.

Jeu photo : qui je suis ?

1- une réalisation du sculpteur César

2- la partie submergée d’une bouée qui a vécu

3- un squelette d’un animal marin ? (réponse ci-dessous)

 

 

 

 

 

Interventions sur site (source DIRM NAMO – DIRM SA)

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