Croisières d’été, amarres larguées !

Si le printemps marque le départ des hirondelles, l’été lance sur les mers les bateaux du CMN. Une douce et judicieuse manière d’échapper à la canicule.

Deux croisières sont déjà de retour après avoir sillonné les eaux : de la baie de Quiberon à la rade de Brest avec Mathieu, du 22 au 29 juin, et deux semaines dans la Manche avec François. Depuis l’Irlande, Jean-Claude nous envoie pour cet article la belle photo de Nao à Dunmore.

Écoutons les témoignages des petits veinards partis sur l’eau pendant qu’on était en train de transpirer des fesses sur les sièges en skaï de la voiture sur la route du boulot…

Après le coup de vent, les coups de soleil
Commençons avec Mathieu : « Pour cette première étape en direction de l’Écosse, nous conduisons Nao du Crouesty à Brest.  Une croisière rapide puisque effectuée en quatre jours pour raison de calendrier, mais très agréable et bien servie par la météo. Partis le samedi matin vers 8 heures, nous rencontrons nos conditions les plus « musclées » en baie de Quiberon avec un vent de force 6 et un ciel couvert. Un fois passés la Teignouse, nous retrouvons le soleil et avec lui des conditions estivales. Du coup, grand bord au portant, parfois des dauphins, jusqu’à Concarneau où nous arrivons pour le dîner.

Le lendemain matin, Morgan nous rejoint par la route et nous partons en direction d’Audierne. Ciel nuageux mais vent modeste, ce qui nous oblige à jongler entre voiles et moteur toute la journée. À la pointe de Penmarch, les conditions très clémentes nous permettent d’admirer les impressionnants rochers qui bordent la côte avant une traversée en douceur de la baie d’Audierne et une entrée au port où nous trinquons en l’honneur de Jean-François dont c’est l’anniversaire !

Lundi matin, départ au moteur en direction du Raz de Sein que, vaille que vaille, nous essayons de passer à la voile… sans résultat. Petit coefficient de marée, vent quasi nul : c’était beau, mais les marmites et les déferlantes seront pour une prochaine fois ! Une fois Nao entré en mer d’Iroise, Morgan prend les commandes dans le cadre de sa formation. Toujours aussi peu de vent, mais un ciel de plus en plus couvert et une visibilité incertaine. GPS éteint jusqu’à Camaret, l’exercice est intéressant.  Mardi matin, plus que quelques miles avant Brest. Cette fois-ci, c’est Sébastien qui assure le commandement pour l’entrée dans la rade. Arrivée pour le déjeuner dans la marina du château, où nous laissons Nao et Philippe à regret, en leur souhaitant bon vent pour la suite du voyage ! »

Esprit des Minquiers, es-tu là ?
Et voici le compte-rendu de François, en croisière sur l’Esprit des Minquiers avec Nolwenn, Cyril et Gilbert :

« Courses et inventaire le samedi, c’est du sérieux : le CMN loue pour 10 semaines Tout y passe : gonflage de l’annexe, vérification du spi…

Le lendemain, départ dans la matinée et sortie NE par la basse des Grands Pointus. Arrivée à Chausey et balade à terre sur Grande-Île. Le débarquement fut épique : 2 essais dans la vase, pour finalement terminer sur une cale éloignée, mais la balade vaut le détour.

Lundi, départ dans le petit temps et la bruine, le chenal de Beauchamp est finalement annulé à cause de la faible visibilité. Nous passons par l’est et atterrissons à Saint-Hélier à cause du vent d’est qui nous empêche d’escaler à Sainte-Catherine, comme initialement prévu.

Mardi, en route pour Sark et prise de coffre dans la superbe baie Gosselin ; balade sympa et escarpée pour la montée au bourg, descente à Port-Creux, le plus petit port d’Europe, dit-on.

Mercredi, nous décidons d’aller à Saint-Peter sur Guernesey puis, pour rallonger la courte route, de faire le tour de Herm par le NE.

Le vent fraîchit plus tôt que prévu, et l’abattée par le Petit Russel devient plus que mouvementée sous foc seul au portant, heureusement la mer se calme devant l’entrée de Saint-Peter dont l’avant-port est agité par ces vents.

On nous trouve une place au bassin intérieur mais il faut faire vite : la marée descend et il ne reste que 2,50m dessus, finalement c’est aussi agité quand l’eau passe sur le seuil, restent quelques heures de calme à basse mer…

Jeudi, toujours NE 7, nous louons une voiture pour faire le tour de l’ile et visitons Port-Beaucette dont l’entrée est un torrent impraticable par ces vents ; mais nous apprécions la plage de Port-Soif plus calme au N.Ouest, le bar était fermé ?

Vendredi, départ pour Saint-Malo l’après-midi quand le vent baisse. Beau temps ensoleillé et moteur, dans la soirée, le vent rentre et nous marchons portant, mais à l’approche du cap Fréhel en milieu de nuit nous sommes dans la brume…

Le brouillard est très dense quand nous apercevons la bouée d’atterrissage de St Malo à quelques mètres et décidons de faire cap au large. Au petit matin, toujours dans le brouillard, nous reconnaissons à nouveau la bouée Rouge et Blanche et décidons de rentrer au GPS et tablette, bouée après bouée, la marée étant haute et le courant atténué. Tout se passe bien et arrivons aux Sablons en matinée. »

Voilà pour les premiers récits de croisières de cet été… Rendez-vous dans la prochaine newsletter pour entendre les autres !

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