Circumnavigation en baie de Quiberon !

Stage de formation du 26 au 30 octobre sur Ti Lu.

Une météo difficile en vue, avec BMS successifs.

Lundi, Port Crouesty. Après la préparation du bateau et le repas, il faut prendre une décision : should we stay or should we go ? On devine les points d’interrogation dans les yeux d’Olivier, notre chef de bord. Il faut sortir pour voir. Le vent souffle à 22 nœuds, quelques rafales jusqu’à 28. Mais Ti Lu tient bon au près avec 2 ris et une voile d’avant réduite. A nous La Trinité-sur-Mer.

Le jour suivant, 25 à 30 noeuds annoncés le matin, ce sera topo amarrage. Ti Lu quitte le ponton vers 14h pour des manœuvres de port, et nous profitons d’une accalmie à 20 nœuds pour mettre le cap sur une lointaine destination :…

…Port Haliguen. Arrivée sous une belle lune. Premiers signes étranges : notre chef de quart satisfait hurle comme un loup garou.

A l’abri dans les exotiques ports De La Trinidad del Mar et del Puerto Haliguen, nous n’avons pas pour autant chômé. Coriolis, oups pardon, Olivier, nous avait concocté en plus de délicieuses joues de boeuf cuites quelques heures au four à pain, un superbe BMS : (Belles Manœuvres en Sécurité). Amarrage, prises de coffre, météo, documents nautiques, anticyclones et alizés n’ont plus de secret pour nous. La dépression est chassée, on partirait bien pour une transat, voire une circumnavigation… en baie de Quiberon.

Mercredi matin force 7, Ti Lu est cloué au port, on enchaine cartographie, courants, calculs de marée et chocolat (pour le magnésium).

L’après-midi manœuvres de port. Tout cela fait tourner la tête, les lubies ressortent, une équipière fait une fixation : « je veux faire du spi, du spi, du spi ». Mais quels produits illicites se cachaient donc dans le délicieux cake au citron ? Olivier cède aux revendications et propose de préparer le spi au port sur le pont de Ti Lu. Pour l’envoi, on verra plus tard… peut-être…

Jeudi le vent a molli, 4 à 5 B sud-Ouest. On vise Houat puis Penerf, au portant. « Du spi, du spi, du spi » réclame encore notre équipière. Le bateau file à 6 nœuds vers Houat, quelques mises à la cape et un déjeuner au coffre. On profite du cadre magnifique, et le soleil pointe même le bout de son nez. L’après-midi, route vers Penerf. On va faire du spi, du spi, du spi ? Non, encore trop de vent, presque 20 nœuds.

Prises de coffres à l’arrivée et nuit tranquille abrités au fond de la rivière. La tour des anglais et les parcs à huitres veillent sur notre sommeil.

Vendredi, dernier jour. C’est passé si vite ! Départ vers le Crouesty avec 17/18 noeuds de vent sud-ouest. Nous vivons quelques moments surréalistes où Ti Lu navigant sur une mer formée est comparé à un pur-sang sautant des obstacles. Certains dont je tairai le nom par pudeur n’hésitent pas à joindre le geste à la parole. À la cardinale sud Meaban, quelques derniers virements de bord enchaînés et rapides, certains en fermant les yeux ; nous sauvons Gilbert l’homme à la mer, plusieurs fois, vraiment patient ce brave Gilbert, pas frileux et assez coopératif de surcroît. Puis, nous faisons cap vers le Crouesty, avec regret.

5 jours intenses et variés, grâce à une météo difficile…

On reviendra, pour faire du spi.

Anne Marie, Isabelle, Olivier, Didier.

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