Week-end découverte : L’expérience d’Hélène

« Bref, j’ai découvert une langue étrangère»

Bref, ce jour là je me suis dit « j’ai envie de faire de la voile». J’ai regardé le site du CMN. Il y avait marqué qu’on pouvait s’inscrire. J’ai envoyé un mail, on m’a dit que j’étais inscrite. J’étais contente. On a fait une réunion avant de partir, on a parlé repas, apéro, covoiturage, j’ai tout compris. On m’a dit de prendre des vêtements adaptés, j’en ai trouvés (merci collègue !). On m’a dit de ne pas me coucher trop tard la veille, j’ai essayé de suivre le conseil. Essayer n’est pas réussir. Bref, j’étais prête pour partir faire de la voile.

Le samedi matin, je me suis levée à 6h du matin. On a discuté dans la voiture, j’ai tout compris. A l’approche de l’arrivée au port, on m’a dit d’appeler la capitainerie, j’ai appelé. J’ai rien compris aux indications. On m’a dit de rappeler, j’ai compris les explications. On a trouvé le bateau « Nao », on a petit-déjeuné. Puis le chef de bord a parlé de « nav », et a donné des jolis noms aux cordes. Je n’ai pas tout compris. On est partis. J’ai eu le mal de mer, et puis c’est passé. On m’a parlé des 5F, je ne savais pas ce que c’était. On m’a dit: Froid faim fatigue frousse et foif ; du coup je me suis promis de réussir à dormir la prochaine fois.

Le premier jour on est allés à Groix. Sur la route (enfin la mer), on m’a dit de « border » et de « choquer ». J’ai rien compris. J’ai haussé un sourcil, on m’a expliqué. Je me suis dit qu’à l’école, j’aurais du faire bac « maritime ».

On est arrivé au port. On m’a dit de prendre le coffre par la jupe. Je me suis dit que j’aurais du prendre l’option « le textile et la voile dans tous leurs états». On a pris l’apéro, on a dormi. J’ai bien dormi.

Le deuxième jour, on a visité la rade de Lorient. On a compté les cardinales les unes après les autres. Moi, avant, j’appelais ça des balises. ça c’était avant. Maintenant je sais qu’il y a balise et cardinale. Je sais même ce que c’est que la « nav »*. On est allés à Belle-Île. Il a commencé à pleuvoir. J’ai mis la veste de quart (sans faire de quart). Il a arrêté de pleuvoir. J’ai enlevé la veste de quart.

On a vu un arc-en-ciel, et on a pris une photo avec.

On m’a dit d’aider à gonfler l’annexe. Je m’imaginais une cabane, ou encore une quarantaine de pages suivant un rapport. J’ai compris en ramant que dire « barque gonflable » ça faisait trop de mots pour un bateau. On est allés prendre l’apéro. On a re-ramé, on a repris l’apéro. Puis, on a dormi. J’ai re-bien dormi. Bref, je dors bien en mer.

Le dernier jour on a mangé à Houat, puis on est reparti. On a fait des manœuvres de mises à la cape. J’ai compris le terme etme suis dit que finalement, réviser le bac « textile maritime » en trois jours, c’était jouable (du moins pour la partie « compréhension et vocabulaire »). On est arrivé au port. On a nettoyé le bateau. On a parlé avec la capitainerie, et j’ai compris. Bref, j’ai découvert une langue étrangère, celle de la mer et de ses mots, celle des maux de mer, qui vous fait valser sur les flots et tanguer sur terre.

Hélène

*et si toi aussi tu veux savoir ce que c’est, tu peux faire un weekend découverte ou encore suivre une formation avec le CMN – il y en a pour toutes les envies 😉 (et non je n’ai pas droit à des réductions sur mes prochains weekends même si je leur fais de la pub ^^)

 

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