Aber Wrac’h Team

Aber Wrac’h Team

Un convoyage, une riche expérience et de belles rencontres.

 

Cette dernière semaine d’août, nous étions 7 à bord de Naoned pour le convoyer jusqu’au Crouesty après son long périple écossais. Equipage hétéroclite, où chacun a occupé tous les postes au gré du voyage.

  D’Ouessant à Houat, en frôlant les Glénans, de la Jument à Goulphar en admirant les Poulains, du Fromveur au passage des Sœurs, en passant par le Raz de Sein et son île ; la mer, Nao et son chef de bord nous ont concocté un voyage à la mesure d’une météo «insolite». Vent changeant, brises thermiques, marées et courants ; chaque jour nous apporte un programme à construire. Quà cela ne tienne, Bruno, Dominique et Jacques accompagnés de Perrine, Jocelyn, Philippe et Anne-Claire, des équipiers déjà expérimentés, choisissent de prendre cette situation maritime comme une chance : celle de se lever plus tard, de prendre un petit déjeuner convivial, d’effleurer les côtes sauvages, d’approcher les phares de plus près, de passer entre les Pois, de pêcher et de bien manger. De manœuvrer aussi avec l’envoi quasi quotidien du spi ! 

La bonne humeur décuple les challenges.Les équipiers motivés sont sur tous les fronts et lapprentissage est complet : Dominique s’est même découvert des talents d’ «hôtesse de mer» lors des prises de coffre avec un langage gestuel précis. Et que dire de notre barreur tourangeau, Jocelyn, qui maintient le cap tout en taquinant son référent.

Sur Nao pas de place à la mélancolie, mais pour la sieste, oui !

Rouler à Lampaul, en sortir à la voile, mouiller à sainte Evette, samarrer au charme de Camaret, siroter une bière au pied des remparts de Concarneau et y hisser la GV pour assurer la publicité du CMN, sembosser à Doélan, caresser Groix sous spi au déjeuner, approcher les Poulains au coucher du soleil, arriver à Sauzon au crépuscule…

Naviguer cette semaine sur Naoned cétait aussi croiser à 3 reprises des dauphins, rencontrer un sous-marin, être survolé par un ballet de Fous de Bassan, être impressionné par le courant dans la Jument et la Vieille, tomber sous le charme des cités bretonnes, pêcher deux maquereaux sur un même hameçon, dormir dans un «placard» à deux équipières, s’aguerrir à plier le spi, rire à lapéro (entre autres!), discuter philo sur la «terrasse» de Nao avec un spi comme parasol, faire la course avec des Imoca (pas longtemps!), affaler et hisser le génois un nombre incalculable de fois !!!

Derniers bords avant larrivée par une nav grand largue sous spi et un ultime bord au près par 15 nœuds de vent… Nao est à plus de 7 nœuds, chacun son tour à la barre pour se faire plaisir une dernier fois… avant la prochaine ! Anne-Claire.

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